VACCINATION COVID-19

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Dernière mise à jour : 12/03/21

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Foire aux questions

Le but de cette FAQ est de vous permettre de profiter des questions qui ont déjà été soulevées par vos confrères. Nous la mettrons à jour au fur et à mesure des questions et des informations en notre possession.

CAS CONTACTS, CONTRACTION DE LA COVID

Selon le principe de vigilance et en l’attente d’études plus précises sur la transmission du virus aux personnes vaccinées, il est indispensable de maintenir les gestes barrières et il est recommandé de se faire tester.

Un individu qui n’est pas en contact direct avec les malades n’est pas considéré comme cas contact, les soignants doivent être testés. La décision de vacciner tout le monde incombe au médecin. Dans tous les cas, la personne infectée ne doit pas recevoir la deuxième injection avant minimum 3 mois.

MODALITES DE VACCINATION / QUI PEUT VACCINER / ELIGIBILITE

Pour le moment (08/03) ce n’est pas encore possible. C’est en cours de négociation.

Il faut être prudent car ce n’est pas prévu. Mieux vaut mieux l’envoyer vers un centre de vaccination.

En utilisant le questionnaire. L’éligibilité est fondée sur la base déclarative du patient. C’est pour cette raison qu’il faut conserver la fiche de traçabilité.

Non, sauf si elle présente une ordonnance.

Comme il faut attendre 9-12 semaines pour effectuer le rappel, mieux vaut renvoyer la personne vers sa sage-femme ou son médecin traitant. Mais dans le principe, tant que la femme n’est pas enceinte, le pharmacien peut la vacciner.

Oui, mais il faut  exercer une pression ferme au point d’injection sans masser ni frotter pendant au moins 2 min. Informer du risque d’hématome.

Pas si elle a déjà fait un choc anaphylactique à un vaccin ou si elle est allergique à l’un des excipients du vaccin. Pour toutes les autres allergies (pollen, alimentaires ou autres), il n’y a aucune contre-indication.

Contrairement aux tests antigéniques, il n’est possible de vacciner que les personnes couvertes par l’assurance maladie en France.

La vaccination à domicile sera réservée aux infirmier(ère)s.

LE GESTE VACCINAL ET LE PATIENT

Les doses peuvent être préparées 10-15 minutes avant le premier RDV.
Comme vous enchainez les RDV, cela signifie qu’en maximum 2-3h, elles auront toutes été injectées.
Si vous avez un désistement, il faudra contacter rapidement un patient sur liste d’attente proche de votre pharmacie.

Il faut également respecter strictement le protocole suivant:
1. Désinfecter le plan de travail avec une lingette désinfectante.
2. Se désinfecter les mains avec SHA minimum 30 secondes.
3. Vérifier l’intégrité du flacon (pas de particules en suspension, la couleur va d’incolore à légèrement brune)
4. Retirer l’opercule et désinfecter du bouchon du flacon pendant 1 minute avec une compresse imbibée d’alcool à 70°.
5. Percer le flacon.
6. Prélever la première dose (vérifier que la couleur dans la seringue va de claire à légèrement opaque).
ATTENTION : prélever un peu plus que 0,5 ml et purger dans le flacon pour ajuster à 0,5ml et ne pas avoir d’air dans la seringue
7. Recapuchonner l’aiguille et remettre la seringue dans son emballage (qui reste stérile à l’intérieur puisque non touché).
8. Noter le N° de lot, la date et l’heure limite d’utilisation.
9. Répéter l’opération jusqu’à obtention des 10 doses.
10. Entreposer les 10 seringues dans votre réfrigérateur, sur un plateau désinfecté au préalable, identifié avec la date et l’heure de péremption des doses, (Les 10 doses seront périmées au même moment !).

Le flacon ne doit pas être utilisé. Il est indispensable de toujours inspecter un flacon avant de le percer, afin pour vérifier l’absence de corps étranger ou un changement de couleur anormal.

Il faut effectivement exercer un peu de pression, sans pour autant forcer. Si vous n’êtes pas à l’aise avec le geste, il vaut mieux préparer les doses au fur et à mesure (sans oublier de désinfecter le flacon pendant 1 minute à chaque fois).
Il n’est pas recommandé de conserver plus de 6h des doses préparées à l’avance. AstraZeneca autorise la conservation d’un flacon entamé pendant 48h au réfrigérateur, mais pour des raisons de contamination, beaucoup de spécialistes déconseillent de le faire.

L’objectif doit être au maximum de vacciner les 11 doses dans les 6h suivant l’ouverture du flacon. D’où l’importance d’avoir une liste d’attente suffisamment longue pour pouvoir injecter les doses en cas de désistement.

Nettoyer toute la surface contaminée avec un chiffon imbibé de virucide et jeter le tout dans le sac prévu pour l’élimination des déchets via les ordures ménagères (appliquer strictement la procédure)

Dans le cadre de la pandémie et pour éviter une pénurie de matériel d’injection, contrairement aux pratiques enseignées dans le cadre des études des professionnels de santé, on utilise la même aiguille pour prélever et injecter le vaccin. Cela ne pose aucun souci particulier.

Il ne faut en aucun cas effectuer un « pli cutané » mais tendre la peau pour être certain de pratiquer une injection intramusculaire et pas une injection sous-cutanée qui limiterait grandement l’efficacité du vaccin.

Les seringues et aiguilles sont fournies avec les flacons de vaccin. Les aiguilles doivent avoir un diamètre de 21 Gauges à 25 Gauges avec une longueur minimale de 25mm de long. L’aiguille doit être enfoncée entièrement.

S’il est possible d’éviter de piquer dans un tatouage, il vaut mieux piquer dans l’autre bras, en prévenant bien le patient que si c’est le bras qu’il utilise il risque d’être plus gêné en cas d’effets secondaires localisés. Si le patient a les deux bras entièrement tatoués, il n’y a pas le choix que de piquer dans le tatouage. En principe cela ne pose pas de problème particulier mais il faut expliquer au patient que vous ne pouvez pas lui garantir l’intégrité de son tatouage en cas d’effets secondaires. Il peut alors choisir ou non de se faire vacciner.

Non, il ne faut pas d’ordonnance. Il faut simplement vérifier si la personne est dans la cible vaccinale. Les pharmaciens sont prescripteurs (sauf femmes enceintes, hémostase ou allergie à l’un des excipients ou si choc anaphylactique lors d’une précédente vaccination).

Non. Il faut simplement lui demander s’il a de la fièvre (comme prévu dans le questionnaire).

Si vous préparez les 10/11 doses à l’avance vous n’avez besoin de désinfecter le bouchon qu’avant le premier prélèvement. Si vous préparez une dose entre chaque patient, il faudra désinfecter 1 minute à l’aide d’une compresse à chaque prélèvement.

À l’aide d’une compresse imbibée d’alcool. Frotter en « coquille d’escargot », en commençant par le centre.

Il n’a été prévu qu’un consentement oral et il n’y a pas lieu de le documenter par écrit.

  • Atteinte respiratoire
  • Atteinte cutanéo-muqueuse
  • Hypotension Artérielle
  • Signes gastro-intestinaux
  • Changement de voix
  • Appeler le 15
  • Rassurer le patient / dégager ses voies respiratoires, retirer son masque, ouvrir la fenêtre
  • Si malaise (conscient) : Allonger le patient avec jambes surélevées
  • Si malaise (inconscient) : Mettre le patient en PLS
  • Injection d’adrénaline dans la cuisse: avec autorisation du SAMU au téléphone. (si difficultés à joindre le SAMU : injecter

EFFICACITE DES VACCINS

La prépublication d’un étude réalisée par les services de santé en Angleterre (Public Health England)  a démontré 4 semaines après la 1ère injection,  diminution du risque d’hospitalisation chez les plus de 80 ans :
Pfizer : -85%
AstraZeneca : -94%

L’efficacité vaccinale diminue face à ce variant pour tous les vaccins. Concernant l’AstraZeneca, une étude limitée à 2000 individus a démontré que le vaccin n’empêchait pas le développement de formes bénignes ou modérées de la maladie. Néanmoins, l’étude n’est ni représentative ni validée par des pairs et le vaccin semble toutefois protéger des formes graves, ce qui demeure le principal objectif de la vaccination.

Il n’existe à ce jour aucune donnée fiable à ce sujet. L’immunité est estimée par certains chercheurs à une durée de 6-8 mois, mais des études sont en cours.

Il n’existe pas suffisamment de données à ce jour. Même après avoir été vacciné, chacun doit continuer à appliquer scrupuleusement les gestes barrières pour protéger les autres.

EFFETS SECONDAIRES

Comme tous les médicaments, les vaccins peuvent provoquer des effets secondaires, appelés « indésirables ». Selon la définition de l’Agence du médicament, un effet indésirable est une réaction nocive et non voulue survenant chez un patient lié ou susceptible d’être liée à un produit alors qu’il est utilisé selon les termes de son autorisation de mise sur le marché ou lors de toute autre utilisation (surdosage, mésusage, abus de médicaments, erreur médicamenteuse).

Selon l’article R. 5121-152 du Code de la Santé Publique, un effet indésirable grave est « un effet indésirable létal, ou susceptible de mettre la vie en danger, ou entrainant une invalidité ou une incapacité importante ou durable, ou provoquant ou prolongeant une hospitalisation, ou se manifestant par une anomalie ou une malformation congénitale ».

DOCUMENTS UTILES

LISTE DES COMORBIDITES ASSOCIEES A UN RISQUE DE FORME GRAVE DE LA COVID-19

Le 2 mars 2021, la Haute Autorité de santé a publié une actualisation de la liste des comorbidités associées à un risque de forme grave de Covid-19, à partir d’une revue systématique de la littérature scientifique et des travaux conduits sur ce thème.

  • Pathologies cardio-vasculaires :
    • hypertension artérielle compliquée (notamment complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales),
    • antécédent d’accident vasculaire cérébral,
    • antécédent de chirurgie cardiaque,
    • insuffisance cardiaque ;
    • antécédents de coronaropathie.
  • Diabète de types 1 et 2 
  • Pathologies respiratoires chroniques susceptibles de décompenser lors d’une infection virale, notamment :
    • broncho pneumopathie obstructive,
    • insuffisance respiratoire,
    • asthme sévère,
    • fibrose pulmonaire,
    • syndrome d’apnées du sommeil,
    • mucoviscidose
  • Insuffisance rénale chronique ;
  • Obésité avec indice de masse corporelle ≥30 ;
  • Cancer ou hémopathie maligne ;
  • Maladies hépatiques chroniques, en particulier la cirrhose ;
  • Immunodépression congénitale ou acquise ;
  • Syndrome drépanocytaire majeur ou antécédent de splénectomie ;
  • Pathologies neurologiques :
    • maladies du motoneurone,
    • myasthénie grave,
    • sclérose en plaques,
    • maladie de Parkinson,
    • paralysie cérébrale,
    • quadriplégie ou hémiplégie,
    • tumeur maligne primitive cérébrale,
    • maladie cérébelleuse progressive ;
  • Troubles psychiatriques ;
  • Démence.

LISTE DES EXCIPIANTS ASTRAZENECA

  • L-histidine
  • Chlorhydrate de L-histidine monohydraté
  • Chlorure de magnésium hexahydraté
  • Polysorbate 80 (E 433)
  • Éthanol
  • Saccharose
  • Chlorure de sodium
  • Édétate disodique (dihydraté)
  • Eau pour préparations injectables

QUELQUES CHIFFRES

Au 25/02 (dernier rapport validé par l’ASNM) Les chiffres de l‘AstraZeneca sont à relativiser en raison du faible nombre d’injections)